installation vidéo, 2017

CO(AI)XISTENCE

Justine Emard (FR)

Le protocole de réalisation de Co(AI)xistence (2017) s’approche d’une expérience scientifique, et crée une interface entre les données numériques et la motricité humaine à travers le langage sensible de l’art. Justine Emard a mis en scène l’interaction entre Mirai Moriyama et le robot Alter, animé par une forme de vie primitive basée sur un système neuronal, une intelligence artificielle (IA) programmée par le laboratoire de Takashi Ikegami (Université de Tokyo), dont l’incarnation humanoïde a été créée par le laboratoire de Hiroshi Ishiguro (Université d’Osaka). Son apparence minimale autorise une projection émotionnelle, en ouvrant un espace pour l’imagination.

Dotés d’intelligences différentes, l’humain et le robot dialoguent à travers les signaux de leurs langages respectifs, tant corporel que verbal. En utilisant un système d’apprentissage profond non anthropomorphique (Deep Learning), le robot peut apprendre de sa rencontre avec le danseur.

Exister suppose que l’on est dans la réalité et/ou vivant. À travers une expérience partagée, l’humain et le robot tentent de définir de nouvelles perspectives de coexistence dans le monde.

Installation vidéo, 12’, 2017

Avec Mirai Moriyama & Alter, développé par Ishiguro lab, Osaka University et Ikegami Lab, Tokyo University

Justine Emard

Justine Emard explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie. En associant différentes technologies de l’image (photographie, vidéo, réalité virtuelle et performance), elle situe son travail dans un flux alliant la robotique, les neurosciences, la vie organique et l’intelligence artificielle.

En 2020, Justine Emard a été lauréate de la commande nationale photographique IMAGE 3.0 du Centre national des arts plastiques (CNAP) en partenariat avec le Jeu de Paume à Paris. En 2021/22, elle est artiste-professeure invitée au Fresnoy, Studio national des arts contemporains. Puis, en 2022, elle est accueillie en résidence au Cnes (Centre national d’études spatiales).

Son travail a été exposé à la Biennale internationale d’Art Contemporain de Moscou et dans des musées tels que le National Museum of Singapore, le MOT Museum of Contemporary Art Tokyo, le Barbican Center (Londres), la Fondation Pernod-Ricard (Paris) et le World Museum (Liverpool).

© Quentin Chevrier
© Quentin Chevrier